Aller au contenu

L'Humaniste

Baltasar DE CÉSPEDES
Prix promo 16,00 € Prix normal 16,00 €
Disponibilité : Disponible Hors stock
  • Format : 14 x 18 cm
  • Nb pages : 180
  • Disponible le 22 mai 2026
  • ISBN 978-2-7288-0911-0

Collection « Versions françaises »

Résumé

 
Dans L’Humaniste (1600), aussi connu sous le titre de Discours sur les lettres humanistes, il s’agit pour Céspedes d’« instituer » le parfait humaniste – tout comme un Baldassare Castiglione avait « institué » un parfait courtisan. Ce texte permet de réfléchir sur ce que fut l’humanisme, en Espagne et dans l’Europe tout entière, ainsi que sur la manière dont l’histoire en a été écrite jusqu’à nos jours.
Mais il aide également à faire le deuil de la conception libératrice de l’humain – car fondée sur la raison – qui fut celle de l’humanisme de la Renaissance : inventée dans l’Italie des XIVe-XVe siècles, centrée sur l’étude des lettres, elle fleurit jusqu’à l’aube du XVIIe siècle, quand Bacon, Galilée ou Descartes fondent la science moderne au moyen du remplacement de la rhétorique par la mathématique. Céspedes pose un regard déjà un peu mélancolique sur des « humanités » menacées par un processus de spécialisation des savoirs qui les condamne à terme à ne plus être que pédanterie de grammairiens.
Enfin, L’Humaniste livre un témoignage de premier plan sur les études humanistes dans l’Espagne de 1600, au moment même où les lettres espagnoles apportent à l’Europe la plus riche de ses moissons : le roman picaresque, avec Quevedo, la comedia nueva, avec Lope de Vega, la poésie baroque, avec Góngora, et le roman moderne, avec Cervantès.
 
Traduit de l’espagnol, annoté et postfacé sous la direction de Roland Béhar
Inédit en français
 
Les lettres humaines peuvent se réduire à deux parties principales :
l’une traite du langage, l’autre des choses.
B. de Céspedes

L'auteur

 

La vie de l’humaniste espagnol Baltasar de Céspedes est mal connue. Il meurt en 1615, l’année où Cervantès publie la seconde partie de Don Quichotte. Né à Grenade vers le milieu du XVIe siècle, il fréquente en sa jeunesse le cercle de Diego Hurtado de Mendoza, puis se forme à l’école du grand humaniste Antonio Agustín. Dès 1583, il enseigne la rhétorique et la grammaire à l’université de Salamanque, et il jouera un rôle important dans la vie universitaire. En 1609, il reçoit à l’unanimité la chaire supérieure de grec, avec une augmentation de salaire confirmée par Philippe III. Humaniste renommé, il est fréquemment consulté et chargé de missions officielles. L’Humaniste est son livre le plus célèbre.

 

L'éditeur

Cette édition est le fruit d’un travail collectif, réalisé en séminaire à l’École normale supérieure sous la conduite de Roland Béhar. Agrégé d’espagnol, celui-ci est maître de conférences-HDR à l’ENS-PSL, spécialiste de littératures romanes de la Renaissance, du pétrarquisme, de l’histoire de l’humanisme et des rapports poétiques entre Italie et Espagne. Il a redécouvert récemment un texte de Cervantès qui jette une lumière nouvelle sur les dernières années de l’écrivain. On lui doit par ailleurs des ouvrages sur la littérature latino-américaine des XIXe et XXe siècles (J.-L. Borges, V. Ocampo, J. Lezama Lima aux éditions Rue d’Ulm) et une nouvelle traduction des lettres de Frida Kahlo à Diego Rivera (Rivages, février 2026).