« La démarche [du livre] est très conséquente avec la manière dont on y définit les intraduisibles. Disons-le autrement : les intraduisibles sont les symptômes de la différence des langues. Il ne s’agit pas de ce que l’on ne traduit pas, mais de ce que l’on ne cesse de (ne pas) traduire. Il faut par conséquent constamment ouvrir, déployer les équivoques, expliciter les difficultés. [...] Il n’est guère de conclusion à donner, au terme de cette lecture, l’importance de l’ensemble n’ayant pas besoin de preuves ou d’approbation mineure. Sinon à indiquer que l’entreprise gagne désormais le persan et le chinois, c’est-à-dire place cette aventure devant le problème des formes de pensée qui ne se reconnaissent pas nécessairement comme philosophiques. »
Christian Ruby, nonfiction.fr, 25 février 2015.