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Autodafés

Ces livres qu'on brûle

Leo LÖWENTHAL
Special Price: 15.00 € Regular Price: 15.00 €
Availability : In Stock Out of stock
  • Format : 14 x 18 cm
  • Nb pages : 160
  • Disponible le 2 octobre 2026
  • ISBN 978-2-7288-0914-1

 

Collection « Versions françaises »

 

Résumé

Ce texte d’une grande force intellectuelle présente un intérêt éditorial particulier. Conférence tenue à Berlin en 1983 pour la commémoration du grand autodafé nazi de mai 1933, il se révèle d’une extrême actualité politique – face aux multiples formes de censure du livre auxquelles on assiste aujourd’hui, depuis les attaques du trumpisme contre le discours scientifique jusqu’aux diverses variantes de la cancel culture.

Löwenthal propose une réflexion dense sur la destruction des livres comme phénomène historique et symbolique, de l’Antiquité aux autodafés nazis. Structurant efficacement son propos (1. effacement de l’histoire ; 2. purification idéologique ; 3. liquidation du sujet), il mobilise des références littéraires et philosophiques éloquentes et accessibles au grand public (Heine, Shakespeare, Goethe, Borges, Bradbury…). Car brûler des livres n’est jamais un acte isolé : c’est une tentative de contrôler la mémoire, d’effacer l’histoire et de supprimer l’autonomie intellectuelle.

 
Traduit de l'allemand, annoté et postfacé par Roland BÉHAR 
 
Inédit en français
 
Illustrations N&B et couleur

 

L'auteur

Sociologue et philosophe associé à la première École de Francfort, Leo LÖWENTHAL (Francfort, 1900-Berkeley, 1993) rejoint dans les années 1920-1930 l’Institut für Sozialforschung, dirigé par M. Horkheimer, et contribue au développement de la théorie critique aux côtés de T. W. Adorno et H. Marcuse. Contraint à l’exil en 1933, il émigre aux États-Unis, où il travaille notamment sur la sociologie de la littérature, de la culture et des médias, analysant les transformations de la culture de masse et de la figure de l’intellectuel. Après la guerre, il enseigne surtout à l’université de Californie à Berkeley. Moins connu en France que Horkheimer, Adorno ou Marcuse, il n’en est pas moins une figure majeure de la diaspora intellectuelle du XXe siècle.

 

Le traducteur

Roland BÉHAR, né en Allemagne et germaniste, est agrégé d’espagnol et maître de conférences-HDR en études romanes à l’École normale supérieure (ENS-PSL). Ses travaux portent essentiellement sur la poésie et l’humanisme espagnols du Siècle d’Or et sur la littérature latino-américaine, avec un intérêt marqué pour la traduction.